Les sections suivantes sont divisées en volets séparé: CCDH -
Méthode de recrutement - Narconon - Renaissancia - Freewinds - RPF
- Glossaire - Notes - Qu'est ce qu'Anonymous? - Annexe
CCDH
L'Église de Scientologie du Canada finance la CCDH (Commission des
citoyens pour les droits de l'homme) dans le but d'empêcher la
création de Neurocité à Québec.
Du 25 avril au 4 mai dernier, l'Église de Scientologie du Canada,
par l'entremise de l'organisme CCDH (Commission des citoyens pour
les droits de l'homme) [1] a organisé dans des locaux appartenant
au Port de Québec, une exposition intitulée «Psychiatrie : la
vérité sur ses abus».[2] Cette exposition avait pour but de miner
auprès de l'opinion publique la crédibilité du projet Neurocité, un
complexe académique et scientifique en neurobiologie qui doit voir
le jour dans le secteur d'Estimauville, à Québec.[3]
Dans des courriels en anglais dont le collectif Anonymous Québec a
obtenu copie, M. Denis Côté, scientologue et président de la CCDH à
Québec, déclare à une responsable de OSA CAN, une branche de
l'Église de Scientologie basée à Toronto, qu'il tente, par la tenue
de cette exposition, d'influencer l'opinion publique en défaveur de
Neurocité. M. Côté y estime aussi que la psychiatrie a soumis en
esclavage la population québécoise.
M. Côté y demande la participation financière de OSA CAN à hauteur
d'un montant de 22 343$. M. Côté, lors d'une entrevue en mars 2007
à M. Stéphane Dupont de la station de radio CHOI FM 98,1 de Québec,
avait pourtant nié tout financement de la CCDH par l'Église de
Scientologie.
Un courriel adressé à M. Côté par une responsable de OSA CAN montre
d'ailleurs que l'Église de Scientologie du Canada approuve ses
méthodes et lui a fourni un support technique dans l'organisation
de cette exposition, qui fait partie de leur campagne d'élimination
des professionnels de la psychologie/psychiatrie («…Psych
Obliteration campaign…»). Elle mentionne de plus que les
installations en français provenaient de branches européennes de
l'Église de Scientologie, OSA EU et OSA France.
Les courriels en question sont tirés du forum annexe au site web
www.enturbulation.org et
y sont parvenus par l'entremise d'un(e) scientologue québécois(e)
présumé(e), inscrit(e) sur ce site et qui utilise le pseudonyme de
France dAmour. Cette personne, dont l'identité reste à confirmer,
est la source de nombreuses fuites de correspondance provenant
selon toute vraisemblance de l'intérieur de l'Église de
Scientologie au Québec.
Courriels relatifs: Le courriel suivant se retrouve aur le
site web www.wikileaks.org
et dans la section fuites.
Technique de recrutements controversées
L’Église de Scientologie de Montréal organise des séances de
formation sur les techniques de recrutement de nouveaux
clients.
Le 8 juin dernier se tenait un brunch-conférence organisé par la
GIM (Groupe Idéal de Montréal), un groupe de scientologues de
l’Église de Scientologie de Montréal, dont le but était, par des
exercices pratiques ou «drill», de permettre à ceux-ci de parfaire
leur technique de recrutement auprès d’un client potentiel ou
«prostect». Selon l’auteur de la publicité entourant cet événement,
M. Yves Fiset, ces techniques visent à trouver les «ruines» des
gens visés en «10 minutes ou moins», pour ensuite les convaincre
d’acheter les produits et services offerts par l’Église de
Scientologie.[1] L Ron Hubbard, fondateur de l’Église de
Scientologie, explique, dans une lettre intitulée «Dissemination
drill» datant du 23 octobre 1965, que le terme «ruine» désigne les
problèmes personnels de quelqu’un.[2]
Dans une série courriels entre scientologues dont le collectif
Anonymous Québec a obtenu copie, Mme France Morency, déclare que la
GIM «…est le groupe que Yves Fiset a mis sur pied pour faire boomer
la dissémination à Montréal…». En effet, M. Fiset est titulaire du
«LONDON CONGRESS ON DISSEMINATION & HELP COURSE» obtenu de
l’Église de Scientologie en 2005[3] et qui permet de «disséminer»
la Scientologie en recrutant de nouveaux clients, selon la
publicité.
Mme Karine Bélanger, porte-parole de l’Église de Scientologie de
Québec, avait pourtant qualifié les scientologues de «paroissiens»
dans un article du Journal Le Soleil du 13 juillet 2008.[4] Selon
M. Jean Larivière, directeur des affaires publiques de l’Église de
Scientologie de Montréal, celle-ci et celle de Québec sont
reconnues en tant qu'églises et sociétés religieuses à la suite
d’une décision de l'inspecteur général des institutions financières
du Québec de 1993 et en tant qu'institution religieuse par une
décision du Bureau de révision de l'évaluation foncière du Québec
de 1981. Toujours selon cette série de courriels, M. Robert
Lavallée, scientologue, déclare que pour cette raison, l’Église de
Scientologie de Québec compte demander une exemption de taxe
municipale pour leur immeuble, situé au 665, rue St-Joseph est.
L’invitation pour le brunch–conférence et les courriels en question
sont tirés du forum annexe au site web www.enturbulation.org et y sont
parvenus par l’entremise d’un(e) scientologue québécois(e)
présumé(e), inscrit(e) sur ce site et qui utilise le pseudonyme de
France dAmour. Cette personne, dont l’identité reste à confirmer,
est la source de nombreuses fuites de correspondance provenant
selon toute vraisemblance de l’intérieur de l’Église de
Scientologie au Québec.
Anonymous Québec est un collectif d’internautes militants et
pacifistes dont le but est d’étaler et de documenter les méfaits de
l'Église de Scientologie au Canada et dans le monde entier.[5]